Le mode manuel en PHOTO

Mis à jour : juin 9

Le mode manuel se compose de 3 caractéristiques avec lesquels il faut jouer, avec lesquels il va falloir faire des compromis !



La vitesse d’obturation


C’est-à-dire le temps pendant lequel votre capteur sera exposé à la lumière. Vous pouvez imaginer un petit volet devant votre capteur qui va s’ouvrir pendant un temps donné puis se refermer.

Ça se compte en fraction de secondes donc c’est le fameux 1/ quelque chose que vous retrouvez sur votre appareil.

Plus ce temps de pose va être long, plus la lumière va avoir le temps de s’imprégner sur le capteur, c’est-à-dire que tous les mouvements qui apparaissent dans votre champ pendant ce temps seront imprimés sur le capteur, sur votre photo.


Sur la photo de droite, le moment capturé est beaucoup plus court (1/320e), le sujet a donc moins le temps de bouger, ce mouvement est donc plus net. Sur celle de gauche, la photo a été prise à 1/40e ce qui laisse la place au flou de mouvement.

Vous aurez donc compris que, pour le sport, on privilégie une vitesse d’obturation très élevée et pour du paysage ou d’autres domaines, on peut utiliser une vitesse plus longue pour donner des effets. Quand la vitesse est faible, toujours utiliser un trépied sinon même votre propre mouvement de déclenchement de la photo rendra votre image floue.


Compromis : plus la vitesse est élevée, moins la lumière n'a le temps d'entrer. Dans un endroit sombre, il est donc souvent compliqué d’avoir une vitesse élevée. Ce qui est un problème quand on photographie quelque chose en mouvement comme du sport en intérieur par exemple. Mais c'est facilement contournable quand le sujet est immobile, il suffit de poser l’appareil sur un trépied et l’image sera parfaitement nette même avec une vitesse faible. C'est d'ailleurs comme ça qu'on peut réaliser des photos d'étoiles.



L’ouverture


qui est en fait l’ouverture du diaphragme qui s’exprime en f/ quelque chose. C’est donc un genre de cercle que vous allez choisir d’ouvrir ou de fermer pour laisser rentrer une certaine quantité de lumière sur votre capteur. Plus vous ouvrez, plus la quantité de lumière est importante, plus le chiffre f/ va être petit ; et inversement.

Ce paramètre va être défini par votre objectif qui a une valeur maximale d’ouverture. Certains pouvant aller jusqu’à f/1.2 voire f/0,8 ce qui est très très lumineux.


Compromis : plus votre diaph est ouvert, donc plus le chiffre est petit, plus votre profondeur de champ va être courte. La profondeur de champ c’est cette plage de distance sur laquelle votre photo va être nette. Si votre profondeur de champ est courte, alors vous allez avoir beaucoup de flou et de bokeh autour de votre zone de mise au point.

Si votre diaph est fermé, cette profondeur de champ augmente et vous aurez donc moins de flou.

Problème quand on photographie quelque chose qui bouge beaucoup avec un diaph très ouvert car le temps de faire l’autofocus ou le focus manuel qui est ultra précis, votre sujet aura changé de place et sera donc dans votre zone de flou.


La photo de gauche est prise avec un diaph f/20, la profondeur de champ est très grande et donc la photo très nette.

La photo de droite est prise avec un diaph f/2.8, la profondeur de champ est réduite, ce qui donne cet aspect flou en arrière plan.



La sensibilité


du capteur qui s’exprime en ISO. C’est en fait la lumière plus ou moins artificielle que vous allez ajouter à votre capteur si vous n’avez pas assez de lumière en définissant les 2 paramètres précédents.

Compromis : certes indispensable dans certaines situations pour avoir une image bien exposée, cette lumière n’est donc jamais à privilégier, car c’est ce qui donne le fameux bruit sur une photo. Plus les ISO sont élevés, plus l’image est bruitée.


Alors comment faire pour mixer tous ces réglages ensemble ?


Le but est bien sûr d’avoir une photo bien exposée. C’est-à-dire qui ne perd aucune informations ni dans les hautes lumières car trop lumineuses ni dans les basses lumières car trop sombres.

Déjà, je regarde dans quelle condition lumineuse je me trouve, est-ce que je suis dehors, est-ce que je suis en intérieur, est-ce qu’il y a un grand soleil, est-ce que c’est bien éclairé ?

S’il fait sombre, je vais donc minimiser mes valeurs de vitesse et de diaph pour faire entrer le plus de lumière possible ; s’il fait lumineux, je vais maximiser ces valeurs pour moins laisser entrer la lumière.

Ensuite, avec cette condition lumineuse en tête, je regarde quel sujet je photographie : si c’est quelque chose qui bouge, un peu, énormément ou si c’est quelque chose de totalement immobile pour pouvoir régler ma vitesse.

Si ça bouge un peu, genre un portrait, à 1/100 ème, mon image sera nette. Si c’est très lumineux, je n’hésite pas à augmenter largement cette valeur.

Si ça bouge beaucoup, genre un animal ou une activité sportive, 1/200ème est le stricte minimum, mais vous pouvez augmenter ++ cette valeur si les conditions sont assez lumineuses.

Si mon sujet est immobile, qu’il n’est pas vivant en gros, à main levée, je me mets à 1/80ème minimum et si j’ai un trépied, je descends jusqu’où j’ai besoin pour être bien exposée.

À moins d’avoir un effet de pose longue voulue, pour moi, la vitesse la plus élevée possible sera toujours le meilleur choix pour une photo bien nette.

Ensuite, mon diaph, est-ce que je veux du flou en arrière-plan ou pas ? Est-ce que mon sujet est amené à se déplacer rapidement en dehors de ma profondeur de champ ?

Moi, j’adore le flou d’arrière plan, je trouve que ça donne une vraie dimension esthétique alors je privilégie toujours une grande ouverture de diaph, donc un petit chiffre.

Et enfin, les ISO, j’ajuste en fonction de mes 2 paramètres précédents. J’essaye toujours d’avoir une valeur en-dessous de 1000 car au-dessus, je trouve que l’image est vraiment dégradée.

Vous l’aurez compris, la photographie en mode manuel, ce n’est qu’une histoire de compromis, est-ce qu’on valorise la netteté, la luminosité ou la qualité de l’image ? Chaque situation a ses propres réglages, le mieux c’est de s’entrainer. Et ah oui, dernière petite astuce, pour vérifier que votre photo est bien exposée, donc ni sous-ex (trop sombre), ni surex (trop lumineuse), vous avez un petit indicateur dans votre viseur qui vous permet de vous situer et de réajuster vos régales en fonction d’où se trouve la petite barre.



Découvrez ce tuto en vidéo :



À vos boitiers et déclenchez l’émotion !

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